Présentation

       

———-D’abord passionné par le be-bop, le batteur Clément Abraham s’est progressivement intéressé à toutes les musiques des diasporas africaines. Ses influences sont donc multiples parmi les héritiers de Papa Jo Jones – l’un des inventeurs de la batterie moderne. Après une dizaine d’années à Paris, puis 4 à Dakar, il vit en Bretagne depuis 2003 et se consacre principalement au jazz.

Formé au CIM de Paris, puis aux conservatoires de Colombes et Cergy-Pontoise, il a développé, en plus de ses compétences de batteur, une approche mélodique et harmonique en travaillant le piano et le vibraphone. Il sait faire sonner un groupe comme il l’entend, mais, et c’est la magie du jazz, explique-t-il, «ce sont les musiciens avec lesquels je joue qui donnent vie à ce que j’écris».

La plupart de ses sources d’inspirations viennent de la musique africaine-américaine : Thelonious Monk, Charles Mingus et Wayne Shorter, mais aussi James Brown et Fela Kuti, ou Dave Holland, Joshua Redman et Steve Coleman.

Le Clément Abraham Quartet

———-Cela fait bientôt dix ans que le quartet sillonne les routes de Bretagne et d’ailleurs pour présenter sa musique. Le groupe est constitué depuis le début de Nicolas Péoc’h au saxophone alto, rejoint plus tard par Charles Bordais au piano et Simon Le Doaré à la contrebasse. 

Tous apportent leur personnalité au service d’un projet qui donne lieu, au printemps 2019, à l’album « The Outsider », bien accueilli et diffusé notamment sur France Musique ou Fip.

Création en quintet

———-En 2020, le batteur, compositeur et chef d’orchestre, affiche de nouvelles ambitions en ajoutant à sa formation un tromboniste, et pas n’importe lequel : Geoffroy de Masure, un des meilleurs spécialistes de l’instrument en France, passé par l’Orchestre national de jazz sous trois directions différentes. Premier musicien européen à avoir participé à un album du saxophoniste américain Steve Coleman, au début des années 2000, Geoffroy de Masure côtoie le gratin mondial du jazz moderne depuis le début des années 1990.

Accueillir un invité de cette stature représente un défi et permet d’enrichir le répertoire et de s’orienter vers de nouvelles esthétiques.